osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Interrail part 8 : Just do it (Grèce)

Interrail part 7 : Knights of the Old Republic (Monténégro)

Jeudi 14 septembre 2017

Athènes, Grèce

On atterrit sous un solide trente-deux degrés qui nous rappelle soudainement ce à quoi un été est censé ressembler (même si je ne suis pas tellement sûr de vouloir être dans le coin en plein mois d'août). On file s'enregistrer à notre hôtel avant de se promener dans Psyrí, quartier récemment gentrifié et prisé par les athéniens qui y sortent désormais en nombre.

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C'est effectivement plutôt cool et animé, riche en bars et restaurants, et il n'est pas rare de tomber sur une pièce de street art au détour d'une rue.

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On continue sur Monastiráki, un marché aux puces visiblement très touristique mais assez sympa, mélangeant magasins à conneries le long de l'artère principale et boutiques plus traditionnelles dans les ruelles perpendiculaires.

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On repère un rooftop-bar sur la place Monastirakiou, duquel on sirote de la sangria avec l'Acropole en toile de fond.

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On retourne à Psyrí pour dîner au niveau de la très vivante place Iron, dans un restaurant dont la carte vient confirmer ce que l'on a remarqué tout au long de l'après-midi : tout semble étonnamment bon marché (plus que le Monténégro par exemple, qui pourtant est lui-même très abordable).

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Vendredi 15 septembre 2017

On s'est concocté un gros programme alors on commence par faire le plein d'énergie avec un tiropita, genre de feuilleté au fromage aussi bon que riche, avant de se poser brièvement en terrasse pour commander un café "à la grecque", tout en se demandant ce que ça cache (genre ils te mettent une olive avec ?).

Il s'agit en fait d'un café non filtré, amer, avec un large dépôt de marc et qui te décalotte le cerveau en trois secondes.
"It open eyes, eh!" nous lancera joyeusement et dans un anglais un peu pété le tenancier depuis son bar - ce a quoi l'on acquiescera en riant beaucoup trop fort.

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On refait un tour sur Monastiráki pour en apprécier l'ambiance diurne avant de se diriger vers le musée de l'Acropole.

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Le musée est vraiment agréable à visiter, bien aéré et baigné de lumière naturelle, proprement agencé et très visuel, avec juste ce qu'il faut d'explications.

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Je ne vous cache pas que quatre mois après, j'ai un peu de mal à me souvenir de ce que j'y ai vu (d'autant plus que les photos y sont interdites, sauf dans quelques rares zones), à part quelques faits intéressants à propos des travaux de restauration (dont certains ont fini par causer davantage de dégâts, de par les matériaux utilisés) et la controverse liée au fait que les morceaux du Parthénon aujourd'hui exposés au British Museum de Londres ne seraient ni plus ni moins que le fruit d'un pillage orchestré au début du XIXe siècle, basé sur une interprétation assez libre d'un document officiel délivré par les autorités ottomanes de l'époque.

On déjeune sur la terrasse du musée qui, non content d'offrir une vue assez imprenable sur l'Acropole, propose une nouvelle fois des prix très corrects, avant d'attaquer la visite de l'Acropole en elle-même.

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Il y a effectivement pas mal de travaux de restauration en cours et c'est évidemment très fréquenté, mais il n'y a pas à dire, c'est impressionnant.

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On profite d'être à proximité de Pláka pour visiter ce quartier historique d'Athènes, là aussi fortement fréquenté sans que ce soit pour autant désagréable. Il s'agit d'un dédale de ruelles souvent piétonnes, parfois pavées, principalement peuplées de boutiques de souvenirs qui rivalisent de formes et de couleurs dans leurs collections de magnets (dont vous trouverez évidemment un exemplaire sur mon frigo).

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On s'éloigne de quelques rues vers le nord est pour retrouver un peu de calme et s'arrêter à un café artsy où je commande une lager locale à la fraicheur bienvenue, et où l'on squatte le WIFI pour réserver un ferry pour les îles grecques le lendemain matin.

On fait ensuite une petite pause au jardin national qui, sans forcément être incontournable, reste sympa à traverser, puis on achète de quoi prendre l'apéro avant d'emprunter le funiculaire pour grimper au sommet du Mont Lycabette (Lycabettos) afin d'y admirer le coucher de soleil sur la ville.

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On redescend à pied de l'autre côté pour passer la soirée dans Exárcheia, présenté comme un quartier bohème et contestataire.

S'il contient également un grand nombre de restaurants et de bars, il semble en effet avoir résisté à la gentrification et il s'en dégage une atmosphère bien différente d'un quartier comme Psyrí (ce dernier pouvant grossomodo être comparé au Soho londonien, quand Exárcheia serait plus proche d'un Hackney Wick). Plus brut sans être menaçant, il est évident que la fréquentation touristique y est moindre et en se promenant dans ses rues, on finit par déboucher sur une place qui semble occupée à la manière d'un Nuit Debout.

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Exárcheia me permet d'ailleurs de conclure sur une expérience d'Athènes qui, je dois l'avouer, m'a un peu pris par surprise.

Si la ville coche effectivement toutes les cases en ce qui concerne l'Acropole et les vestiges de la Grèce antique en général, s'arrêter à cet aspect de la capitale me parait désormais quelque peu réducteur.

C'est peut-être un peu moins le cas dernièrement - d'autres sujets occupant le devant de la scène - mais le portrait grec tiré par les médias dans les semaines et mois ayant précédé notre voyage nous avait inconsciemment préparés à un pays sévèrement touché par la crise, à une population exsangue, morose, écrasée sous le poids des mesures d'austérité.

À la place, nous avons trouvé une ville dynamique qui tire toujours massivement profit du tourisme tout en gardant un caractère bien à elle, et un peuple grec qui sort dans les bars et les restaurants, et qui de manière générale semble profiter de la vie.

Il s'agit probablement là d'une vision un peu superficielle et l'on pourra toujours argumenter qu'une capitale ne reflète pas forcément l'état économique d'un pays, mais à titre de comparaison je ne suis pas certain que les provinces française ou anglaise (pour ne citer qu'elles) soient toujours des modèles de prospérité non plus.

Quoi qu'il en soit, l'on s'est sentis un peu frustrés de ne passer qu'une journée et demie dans cette magnifique ville qui a très certainement beaucoup plus à offrir que de belles pierres.

Interrail part 9 : Après l'effort (Grèce)


Infos pratiques

Le rooftop avec vue sur l'Acropole est le 360 Cocktail Bar, et nous avons diné au Jazz Cafe Bar. Il y a plein de restaurants cool au niveau de la place Iron.

La café qui nous a mis une claque venait du Coffee House George, un petit bar/restaurant planqué dans une ruelle, vraiment très sympa. Ceci dit, vous trouverez des cafés grecs absolument partout.

L'entrée du musée de l'Acropole est à 5€, voire gratuite si vous avez votre carte étudiant (et pas forcément l'ISIC).

Le café artsy dont on a squatté le WIFI était le Kimolia Art Cafe.

Compter 7€ pour le funiculaire du Mont Lycabette (ou 5€ si vous voulez redescendre à pied).
Pour avoir une place correcte pour le coucher du soleil, s'y rendre au mnimum une heure avant.



Pour aller plus loin


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