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Milan jour 1 : aperitivo di Milano

Samedi 07/11/15

Je remonte une Brick Lane déserte à l'exception de quelques zombies surpris de croiser un humain à cette heure-ci. Il est un peu moins de six heures du matin et j'ai rendez vous avec un pote à Liverpool Street Station pour choper une navette devant nous déposer à l'aéroport de Stansted.

Le calme disparait lorsque j'atteins Commercial Street puis Liverpool Street, faisant place à un trafic déjà dense : on dit que New York est la ville qui ne dort jamais, mais Londres peut également prétendre au titre.

À Stansted, je ressens comme un petit air de déjà vu lorsque l'on s'installe à une table du même café que quelques semaines auparavant, avant mon décollage pour Dublin.

La différence étant que j'avais beaucoup moins la tête dans le cul.

Et que là où on va, on n'a pas besoin de route les gens n'ont pas tout à fait le même accent.

Je sens à peine passer le vol et me réveille avec des fourmis dans le bras lorsque l'on amorce notre descente vers Orio al Serio, où se trouve le Bergamo Airport, à 45 kilomètres de Milan. On monte à bord d'un bus devant nous y emmener alors que le soleil est déjà bien haut dans un ciel sans nuages.

Du coup, il fait beau sa mère.

A photo posted by Yannick Chenot (@osteel) on

Une fois débarqués, je sollicite Google Maps et on se met en direction de l'hôtel Ideale, situé à la périphérie est du centre-ville. Sur la route, on croise l'imposante gare Milano Centrale qui est assez jolie et contraste un peu avec le reste qui, il faut avouer, n'est pas extraordinaire, voire un peu moche. Nos estomacs nous intiment de faire une pause à mi-chemin et, comme nous tenons à nous immerger dans la culture locale, nous commandons des pâtes (et une bière, parce qu'il faut bien célébrer).
Pas d'épiphanie gustative, mais c'est bon.

L'hôtel est sympa mais un peu mal foutu : notre étage (le 1er) n'est accessible que par un ascenseur mega lent et il n'y a qu'une salle de bain-toilettes pour 4-5 chambres. Je vous laisse imaginer le bordel le matin.
On y est très bien accueillis en revanche et, comme nous n'avons évidemment pas pour objectif d'y passer beaucoup de temps, ça fera l'affaire.

Nous posons nos balluchons et nous mettons en direction du centre situé à environ 25 minutes de là, ce qui est acceptable. Ça devient de plus en plus mignon à mesure que l'on approche, ce qui nous rassure un peu, et nous atteignons finalement le centre historique et son immense cathédrale, carrément classe.

Milan centre historique Milan Duomo

On prend des tickets visite valables trois jours donnant accès à de multiples lieux touristiques avant de pénétrer la cathédrale.

Milan Duomo intérieur

Duomo di Milano de son petit nom a d'abord été érigée en 355 avant d'être ravagée par un incendie en 1075. Sa reconstruction sous sa forme actuelle a débuté en 1386 et n'a été achevée qu'en 1965. Le bestiau fait tout de même 108 mètres de haut (la longueur d'un terrain de foot, en somme).

On s'enfonce ensuite dans les sous-sols où des vestiges du baptistère de 355 sont encore observables.

Milan Duomo sous-sol Ouais, c'est flou.

On lit vaguement les panneaux avant de se rendre compte que oulala, c'est déjà l'heure de l'apéro, et on ressort pour se mettre en route vers Navigli où plusieurs personnes nous ont conseillé de nous rendre.

La nuit est tombée et nous empruntons la Via Torino, pavée, bordée de magasins et passons rapidement devant les Colonne di San Lorenzo avant de finalement atteindre les canaux de Navigli. Il y a du monde partout, ça vit, ça bouge, on se met dans l'ambiance.

Milan Via Torino Milan Navigli

On nous a vivement recommandé de tester un aperitivo, un concept italien impliquant bouffe et boisson, et Navigli semble être l'endroit tout indiqué pour expérimenter la chose. On longe le canal en observant les différentes ardoises dans l'espoir d'y voir le terme inscrit à la craie, jusqu'à ce qu'un rabatteur prononce le mot magique.

Le principe de l'aperitivo veut qu'à partir du moment où vous avez commandé à boire, vous avez accès à un buffet à volonté, sans supplément : vous ne payez que les boissons.
Ça parait suspect de prime abord mais non, pas d'entourloupe, c'est vraiment comme ça : il est possible de commander juste un cocktail, de se gaver comme des oies et de changer de bar.

Autant dire qu'on a vite adopté le concept.

Si le buffet n'est pas tout à fait gastronomique, c'est loin d'être dégueulasse et y'en a pour tous les goûts. Comme nous sommes assoiffés des gens bien éduqués, nous commandons quand même plusieurs verres avant de décoller, en quête d'un bar avec un peu plus d'ambiance.

Le problème est qu'il est encore un peu tôt et que tout le monde en est encore au diner, alors on suit Google qui nous indique un bar à cocktail pas trop loin. On longe de nouveau le canal, croisons des micro-bars aux allures de kiosques à journaux (proposant plutôt des tequila shots que des Picsou Magazine, donc), et atterrissons finalement au Doping Club, bar de l'hôtel Yard & Suit Dependance.

C'est chouettement décoré mais ultra fancy et on se regarde d'un air un peu gêné après avoir consulté la carte. Puis on se dit fuck, YOLO, et on commande des cocktails à base de whisky.

Ils ne seront au final pas les derniers, et globalement l'endroit s'avère être une très bonne surprise, les cocktails étant excellents, le décor soigné à tendance speakeasy, le service top et l'ambiance feutrée et chaleureuse.

Vivement recommandé.

Milan Doping Club 1 Milan Doping Club 2 Et ils ont des fauteuils classes dans les chiottes.

Nous repartons les yeux pétillants, redescendons vers Navigli et échouons dans un bar où l'on refait le monde avec des autochtones.

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