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The Qemists au Oslo (05/03/15)

J'ai déjà évoqué le fait qu'un nombre impressionnant d'artistes viennent de Brighton (citons les Kooks, Fatboy Slim, Bat For Lashes ou, plus récemment, les Royal Blood), et je ne fus pas tellement surpris d'apprendre que c'est également le cas des Qemists.

Découverts dans la foulée de Pendulum et plus généralement d'un intérêt naissant pour la fusion du rock et de la drum and bass, j'écoutai d'abord frénétiquement "Join the Q" puis, en 2010, "Spirit in the System", puis…

Puis plus rien.

Les Qemists semblaient avoir disparu de la circulation et, les années passant, de mes playlists.

Il aura donc fallu attendre fin 2014 pour qu'un email de Songkick me rappelle à leur bon souvenir, annonçant un show quelque quatre mois plus tard. Convaincu que la Terre entière serait aussi excitée que moi, je pris alors deux places, persuadé de pouvoir les revendre easy au cas où je ne pourrais pas m'y rendre. Je dus cependant revoir mon jugement, constatant que l'event n'était toujours pas sold out le jour-même.

Qu'importe : j'étais déjà parvenu à convaincre un collègue de venir avec moi, lui faisant miroiter moult shots à la clé (il est belge, et donc quasiment aussi corruptible qu'un breton en la matière).

Nous débarquons au Oslo, bar quelque peu caché, collé à Hackney Central Station, où j'ai déjà notamment pu voir Blackbird Blackbird un an auparavant (grosse déception). L'endroit est très sympa et on se prend une bière au premier niveau avant de rejoindre l'étage où se jouent les concerts.

La première partie est assurée par The Algorithm, groupe toulousain qui ne m'est pas inconnu puisque je les ai déjà vus en support de Tesseract il y a deux ans puis à un show dédié au Barfly en juillet dernier. Leur son trance-math-metal est toujours aussi efficace, et le duo n'a aucune difficulté à chauffer la salle.

Les lumières s'éteignent de nouveau quelques instants plus tard et les Qemists prennent place. Les deux chanteurs échangent quelques mots avec le public pendant que les spots balayent la salle, et on sent que la pression monte soudainement d'un cran, dans la fosse comme sur la scène.

The Qemists FUCK. YEAH.

A photo posted by Yannick Chenot (@osteel) on

Peut-être est-ce l'énergie du combo, ou peut-être sont-ce les quelques shots de Jager que l'on s'est déjà mis dans le buffet (probablement un mix des deux) (j'avais une promesse à tenir), mais l'heure qui suit est délicieusement intense. La setlist se compose de nouvelles tracks et de morceaux plus "classiques", le tout étant balancé avec une énergie assez folle, boostée par l'alchimie du duo de chanteurs Bruno Balanta et Ollie Simmons (ce dernier ayant très récemment intégré la formation). Le public n'a d'autre choix que de bouger frénétiquement, transformant la petite salle du Oslo en une centrale électrique humaine.

Je m'étais toujours imaginé qu'un set des Qemists devait être un peu fou-fou, et je n'ai clairement pas été déçu. Payer £11 pour une telle claque, je re-signe sans hésiter.

Ici en collaboration avec Enter Shikari, dont ils ont assuré la première partie de la tournée en 2009

Leur nouvel album "Warrior Sound" est prévu pour quelque part en 2015, sans autre précision (vraisemblablement au début de l'automne). Dans tous les cas, les quelques extraits qui ont été joués sont assez prometteurs.

On vide les lieux ravis, mais seulement après un passage au stand de merch pour que je fasse ma groupie auprès de Rémi Gallego de The Algorithm.

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