osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Enter Shikari à la Roundhouse (26/02/15)

Enter Shikari fait partie de ces groupes que je crevais d'envie de voir en live étant encore étudiant, à l'instar des Chevelle, Finch et autres Devil Sold His Soul.

Découverts en 2007 avec la sortie de "Take to the Skies", leur premier opus (que j'avais acheté, fait suffisamment rare pour être souligné), la formation post-hardcore de l'Hertfordshire m'avait directement mis une petite claque avec des titres comme "Mothership".

Avec mon emménagement à Londres, j'étais assez optimiste quant au fait de les voir sur scène, mais j'ai vite réalisé qu'ils tournaient très peu, même dans le coin. Il aura fallut attendre deux ans de plus et la sortie de "The Mindsweep", leur quatrième album, pour que je décroche enfin un billet pour les voir sur les planches de la Roundhouse.

J'arrive pendant le set des Feed The Rhino, un groupe de post-hardcore venant du Kent. C'est pas mal du tout, les mecs font du bon taf de chauffage de salle et accompagnent bien ma pinte.

Les Enter Shikari montent sur scène une petite demie-heure après le quintet, au terme d'un morceau pré-enregistré annonçant le compte à rebours minute par minute à grands coups de drum and bass, ce qui est plutôt bien accueilli par le public : bon concept.

Ils embrayent sur "The Appeal & The Mindsweep 1", morceau introductif de "The Mindsweep".

Enter Shikari. FINALLY.

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Le set est composé de morceaux piochés sur les différents albums, et même certains EPs. C'est vraiment varié, ce qui a probablement autant comblé les fans de la première heure que les nouveaux venus. Le combo balance ses compos post-hardcore saupoudrées de beats D&B, dubstep, avec une pincée de trance et d'indus, autant d'éléments qui caractérisent le son des Enter Shikari, tout comme le flow de Rou Reynolds et son accent British des familles.

Un retour plutôt positif, donc.

Seule ombre au tableau : je me suis senti extrêmement vieux.

Ce n'est bien sûr pas quelque chose que je peux leur reprocher (on ne choisit pas toujours son public), mais je dois quand même avouer que cette horde de teenagers dissimulant mal leur acnée sous leurs longues mèches grasses, ce cortège de petits coreux à casquette écartant la foule avec leurs grands airs pour se livrer aux mosh pits les plus ridicules ever (entendons-nous bien : la pratique est déjà risible à la base, mais là j'étais franchement mal à l'aise), toute cette assemblée qui devait en moyenne avoir douze ans à la sortie de "Take to the Skies" m'a clairement fait sentir que je n'étais pas à ma place.

Il semble que le groupe en soit pleinement conscient, en témoignent la petite vanne lancée par Chris Batten à la fin du set : "You've been an amazing crowd, and so were your mums and dads over there", pointant du doigt les gradins surplombant la fosse, ainsi que le discours de Reynolds impliquant les One Direction, qui m'a laissé un peu sceptique.

C'est probablement à moi d'en tirer les conséquences (la prochaine fois j'irai m'asseoir avec les vieux), mais pour avoir fait plusieurs concerts au coeur d'une foule globalement plus jeune que moi, c'est la première fois que ça me fait autant tiquer.

Je suis évidemment néanmoins très satisfait d'avoir enfin vu ces gars-là sur scène, me permettant de cocher un nouveau nom sur ma wish-list d'adolescent.

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