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Deadly Circus Fire au Underworld (06/05/16)

Alors que j'attends un ami près de la station de métro, j'observe le flot des passants se déversant dans Camden High Street, la rue artérielle de Camden Town.

Entre touristes et locaux, le contraste est toujours aussi saisissant : les premiers marchent lentement, par grappes, le nez en l'air à observer les devantures emblématiques des boutiques du quartier, se dirigeant vers Camden Lock où ils pourront acheter des bibelots de moins en moins cool et de la bouffe de plus en plus moyenne près des anciennes écuries, reconverties en marché dans les années 70.

Les seconds - du moins les plus visibles, aux looks punk, gothique, skater, ou encore emo, slaloment entre les premiers puis s'engouffrent dans les différents pubs ou dans les multiples salles de concerts du coin, réputées pour abriter une scène alternative.

À part en ce qui concerne l'accoutrement, on s'invite plutôt dans la deuxième catégorie ce soir, puisque l'on doit se rendre au Underworld pour écouter le métal progressif des Deadly Circus Fire.

On passe d'abord manger un morceau et descendre une paire de pintes au World's End, un pub rock affichant ce même contraste évoqué plus haut, probablement de par sa toute proximité de la station de métro.
Mon pote a pu se procurer une place à la porte un peu plus tôt, ce qui me surprend un peu car les concerts du Underworld sont régulièrement sold out.
Mais je ne suis pas tout à fait au bout de mes surprises : lorsqu'on entre dans le club, il y a à peine une centaine de personnes devant le groupe qui vient tout juste d'entamer son set.

En clair, je n'avais jamais vu le Underworld aussi vide.

En conséquence de quoi je commence soudainement à m'interroger sur les qualités live du groupe, étant pourtant déjà convaincu par les deux albums studio, et particulièrement par leur dernier effort, The Hydra's Tailor, que je trouve excellent. La critique semble globalement d'accord avec moi, et leur fanbase est réelle, l'album ayant été financé par une campagne de type Kickstarter, avec laquelle le quartet a levé plus de 10,000 livres.

Alors pourquoi n'y a-t-il personne ?

Deadly Circus Fire, playing at the Underworld yesterday

A photo posted by Yannick (@osteel) on

Pas de suspense inutile : je ne trouverai pas de réponse à cette question.

Le combo joue essentiellement des morceaux de The Hydra's Tailor et quelques titres de The King And The Bishop (leur précédent et premier LP) et, si la salle ne se remplit pas, la formation londonienne n'a pas à rougir de sa performance, avec notamment un Adam Grant qui parvient aisément à galvaniser les fans rassemblés, même en nombre limité.

À l'écoute des albums, j'étais assez impressionné par la capacité de celui-ci de passer d'un chant guttural à un chant clair presque instantanément, ainsi que par son registre vocal assez étendu, et me demandais comment cela se traduirait en live.
Rien à redire, ça fonctionne très bien.

Il retourne parfois en backstage, laissant le reste du groupe s'occuper de faire headbanguer le public, ce qu'ils parviennent à faire sans mal.

Je reste surpris de la faible affluence, surtout vis à vis des critiques généralement positives entourant le groupe, mais les Deadly Circus Fire ont définitivement livré un set tout à fait correct.

(Ne scotchez pas trop sur la vidéo, elle fait mal au crâne.)

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