osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Cult of Luna à l'Islington Assembly Hall (11/04/16)

Lundi 11 avril 2016, 14h08 : je poste une analyse approfondie du dernier Cult of Luna en deux tweets, interrogeant sans vergogne la direction prise par le groupe, lorsque @Hororo me demande si, du coup, je me rends au concert de ce soir.

Ah merde, ils jouent ?

Comme j'aime quand même beaucoup Cult of Luna et que le show est bien évidemment sold out, je me rends prestement sur la page LastFM Facebook de l'événement dans l'espoir d’y dénicher un billet à vendre. Certains posts proposent déjà des spare tickets et, quelques messages plus tard, je transfère un peu nerveusement £17.50 à un australien qui ne donnera aucun signe de vie pendant plus d'une heure, me laissant pleinement le temps d'accepter le fait de m'être fait niquer comme une buse, avant de finalement m'envoyer le pdf tant convoité.

Quelques heures plus tard, je file en Uber à l'Islington Assembly Hall avec la feuille A4 pliée dans une poche, et mes bouchons dans l'autre.

Déjà vus dans le cadre de l'édition 2013 du Hellfest, je m'étais toujours dit que je devais aux Cult of Luna de les voir au moins fois lors d'un vrai show dédié, et pas en pleine journée après cinq autres concerts et avec un mètre de vodka Redbull dans le sang (j'étais encore jeune à l'époque, j'ai arrêté depuis) (maintenant je prends des drogues dures) (coucou maman !) (ça va je déconne, même ma mère ne lit pas ce blog).

C'est désormais chose faite.

La date est d'autant bien choisie qu'elle fait partie de la tournée anniversaire de Somewhere Along the Highway, qui a soufflé ses dix bougies en 2016. L'album, considéré comme un tournant dans la carrière du groupe, est joué en intégralité pour l'occasion, créant un engouement certain chez les fans (c'est un peu comme si Michel Sardou refaisait une tournée pour La Maladie d'amour, en gros).

Les Bossk, combo post-metal britannique que j'ai furtivement écouté dans l'après-midi, finissent leur set lorsque j'entre dans la salle déjà bien remplie. Je reste derrière où le son est un peu pourri, mais vu d'ici ça a l'air assez sympa. Puis j'utilise la technique bien rodée du changement de plateau (aka la pause pipi ou encore le beer refill) pour me faufiler devant.
Les suédois doivent démarrer à 20h55, horaire qui me semble assez étrange, mais qu'ils respectent à la lettre.

Cult of Luna

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La formation postcore ouvre avec quelques titres tirés de Vertikal, Eternal Kingdom (le jouissif Owlwood) et Salvation, puis commence à dérouler les titres emprunts de solitude de Somewhere Along the Highway, dont Finland qui est un pur moment de bonheur de bout en bout. Les poings se lèvent et la foule head bang comme un seul homme sur les rythmes lents et poussifs, pendue aux cordes de Johannes Persson qui ne s'embarrasse pas de discours superflus.

Et pourtant.

Peut-être sont-ce les longues plages de jeu monotone qui me donnent l'impression de régulièrement venir plomber le concert, ou peut-être est-ce la durée totale de près de deux heures qui est un peu trop pour un lundi soir, mais je finis par trouver le temps long et hésite même à partir avant la fin.

Le jeu des Cult of Luna est irréprochable, mais peut-être n'étais-je pas complètement dans le bon état d'esprit. Who knows.

Je surveillerai quoi qu'il arrive l'hypothétique tournée de Mariner, leur nouvel opus écrit en collaboration avec Julie Christmas qui, s'il diffère pas mal des autres par la seule présence de la chanteuse de Battle of Mice, est excellent au demeurant.

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