osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Combichrist à la O2 Academy Islington (10/08/15)

Le week-end a été rude.

Mais genre vraiment.

Quand je me souviens que le show des Combichrist a lieu en ce lundi soir, je dois m'y reprendre à plusieurs fois avant de trouver le courage de trainer ma carcasse jusqu'à Angel.

Car non seulement je suis patraque et j'ai juste envie d'aller me coucher, mais de surcroit, il s'agit de Combichrist. Pas d'un petit concert de jazz à la Union Chapel.
Je sais que si j'y vais, c'est pour me prendre des grosses basses dans la face au milieu d'une foule tout droit sortie d'une convention cyber-punk.

Le combo est en effet classé dans la catégorie aggrotech, qui est grosso-modo de l'electro-indus avec des beats plutôt agressifs.

Mais je sais aussi, pour les avoir vus en première partie de Rammstein à Nantes quelques années auparavant, qu'ils envoient du lourd et qu'il est fort probable que je me laisse embarquer aussi sec dans le délire.

Je respire donc un grand coup, résiste à l'appel du Uber et prend le chemin de Old Street la capuche vissée sur la tête pour être sûr de ne croiser le regard de personne.

Les Controlled Collapse font monter la température lorsque je pousse les portes de la O2 Academy et, comme prévu, je me retrouve au beau milieu d'un rassemblement de mannequins de chez Cyberdog.

Les Controlled Collapse sont un peu une version cheap de Combichrist, mais ma foi ça fonctionne plutôt bien. Je me cale bien au milieu, entre une nana en corset avec des dreads bleues et un mec à crête et marcel moulant qui me regarde d'un air suspicieux (quoi tu les aimes pas mes chaussures Zara ?).

Je regarde mon verre vide pendant le changement de plateau jusqu'à ce qu'un Andy LaPlegua en capuche me sorte de ma torpeur en entamant The Evil In Me sous un stromboscope : it's on.

Combichrist

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Les Combichrist déroulent une setlist composée de tracks de We Love You, leur dernière release, ainsi que d'extraits de Making Monsters et d'autres que je connais moins. Même s'il ne parle pas beaucoup, LaPlegua est assez charismatique, et la formation géorgienne dégage une énergie plutôt contagieuse. Si mes pieds refusent de piétiner le sol avec autant de fougue que mes voisins, je me sens revivre l'espace de quelques morceaux, ce qui me conforte dans l'idée que c'est ce dont j'avais besoin. Je rigole un peu en observant les membres du staff lutter pour redresser les diverses caisses de la batterie de Joe Letz et ramasser ses baguettes qu'il prend visiblement plaisir à balancer n'importe où.

Mon regain d'énergie finit par s'atténuer, et je m'éclipse avant le rappel pour être sûr d'être le premier à commander un Uber (j'allais quand même pas rentrer en bus, faut pas déconner).

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