osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Les brefs de novembre

Arms and Sleepers and Skalpel at Cargo (05/11)

Le Cargo est un petit bar/club assez multifonction puisqu'il offre une grande terrasse agréable pour chiller en été (ou à n'importe quelle saison, d'ailleurs. L'anglais emmerde l'hiver. L'anglais n'a pas froid), qu'il se transforme en boite le week-end et qu'il accueille aussi régulièrement des concerts cool.
Si vous suivez un minimum, vous aurez compris que c'est pour cette dernière facette que je m'y rends cette fois-ci.

Les gigs qui s'y déroulent coutent en général entre dix et quinze livres et, si le son pourrait être meilleur, la programmation réserve souvent de bonnes surprises (on citera entre autres College et Nordic Giants, pour donner une idée de sa variété). La salle n'est pas très grande, rarement blindée, et donne lieu à des shows assez intimistes (et on aime bien ça).

Arms and Sleepers

Arms and Sleepers

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Arms and Sleepers est un groupe de trip-hop de Boston qui revient avec "Swim Team", son dernier album, après une pause de près de deux ans. Si la formation est un duo, c'est seul que Mirza Ramic monte sur scène, planqué sous la capuche de son hoodie.

"The Organ Hearts", leur précédent effort, avait un côté nu-jazz que j'appréciais beaucoup et qui a malheureusement disparu avec leur dernière sortie. Avec "Swim team", on revient à du trip-hop plus classique, assez proche de Bonobo. L'album est très bon néanmoins, et le rendu sur scène est loin d'être déplaisant, Ramic y mettant du sien et le tout étant accompagné de visuels assez sympas.

Skalpel

Skalpel

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Skalpel est le main act de la soirée, bien que je connaisse bien plus Arms and Sleepers. Venant de Pologne et signée chez Ninja Tune, la formation résolument nu-jazz n'avait pas sorti grand chose depuis 2005. Ils reviennent en 2014 avec successivement un nouvel EP, "Simple", et un nouvel album intitulé "Transit" et la tournée qui l'accompagne.

Le set est bien plus jazzy, avec une mise en avant claire de la batterie. Les visuels sont un peu plus poussés, avec notamment un clip en stop motion pour "Laboratorium / Laboratory", très réussi. Le style est probablement globalement un peu moins accessible, mais très intéressant.

Deltron 3030 at the Electric Ballroom (18/11)

Deltron 3030

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On ne va pas se mentir : même si j'en écoute volontiers de temps en temps, le hip-hop n'est pas vraiment ma came habituelle. Je sors donc un peu de ma zone de confort en allant voir Deltron 3030, même si l'un des trois membres du groupe n'est autre que Kid Koala, que j'avais déjà eu l'occasion de voir à la Machine du Moulin Rouge et qui m'avait totalement convaincu.

Le trio est accompagné du 3030 Orchestra, dirigé par Dan the Automator : toute l'instru est jouée en live, ce qui est plutôt classe. L'album contient beaucoup de featurings, mais aucun invité surprise ne montera sur scène, même si j'espérais secrêtement que Damon Albarn fasse une apparition pour "Time Keeps On slipping" (on ne sait JAMAIS). J'ai parfois l'impression que le set peine à convaincre, sentant un léger flottement dans le public sur certains morceaux (à part deux-trois métalleux à l'enthousiasme intarissable devant moi).
Ce sentiment s'évaporera complètement sur les vingt dernières minutes du show, avec une bonne montée en intensité, un Kid Koala qui joue debout sur ses platines (il jouait des platines debouuut, c'est peut-être un détail pour v... ben quoi ?), un rappel sur "Do You Remember" puis un final jouissif sur une reprise de "Clint Eastwood" de Gorillaz (mais toujours pas de Damon Albarn).

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