osteel's blog Chroniques d'un autre français à Londres Montréal

Astronautalis au Islington (06/08/14)

Mercredi 6 août 2014. Comme une légère flemme en ouvrant Google Maps pour check où se trouve le pub pour ce soir...

Angel.
OK, c'est pas super loin.

Je suis rentré de vacances la veille, j'ai encore le Bout du Monde en travers du foie, et la tentation de filer à l'appart me caler devant un épisode de Archer avec une tartine de pâté Henaff est bien grande. Un coup d'oeil sur Facebook m'apprend que le concert commence à 21h et qu'il n'y aura pas de première partie. Ca ne finira pas tard, donc. Alright. Je soupire, prends mes cernes à deux mains et me mets en route pour le Islington.

Il n'y a pas grand monde quand j'arrive, la salle est toute petite : ça sent le show super intimiste (et le sold out s'en trouve moins impressionnant). Le temps de me prendre une pale ale au comptoir, puis je me cale dans un coin de la venue et sors mon portable pour me donner une contenance.
A 21h sharp, un gars passe rapidement sur ma gauche et grimpe sur scène : c'est Andy Bothwell aka Astronautalis, et il est seul. Il lance l'instru sur ce qui semble être une tablette tactile et démarre au quart de tour avec "The River, The Woods".

Beaucoup d'énergie d'entrée de jeu, et si l'on sent qu'il force un peu pour se mettre dedans et se chauffer la voix, le contact se fait plutôt bien. Enchainement sur un second morceau, puis il entame un petit speech, déconne avec une partie de l'assistance qui visiblement était là 5 ans auparavant pour son précédent passage (a priori en 1ère partie de Tegan and Sara au Shepherd's Bush Empire, c'est à dire un contexte tout à fait different).
Le gars vient de Floride mais semble être à la maison.

Il continue de balancer frénétiquement son hip hop alternatif auquel l'audience réagit super bien, reprenant les paroles en coeur. Il invite à donner de la voix même si on ne connait pas les lyrics ("I don't give a shit, just make up the words!") et donne l'exemple en meumeumant un couplet. Chaque chanson est entrecoupée de vannes que je pige a 70% (te marre pas, c'est étonnamment haut) et d'interactions avec le public dans une ambiance chaleureuse.

Puis vient le moment du freestyle : il demande à l'assistance de lui donner une dizaine de noms entre célébrités, séries TV, lieux... (Time's Up anyone?). Il continue de raconter des conneries tout en réflechissant puis se lance dans une impro de quelques minutes sous forme d'une petite histoire au cours de laquelle il parvient à caser tous les mots. C'est un peu comme du De Groodt, mais en anglais. Et en rappant. Et avec moins de jeux de mots, quand même. Et pas sur un mec mort.
Bon du coup ça n'a pas grand chose à voir, mais c'était quand même vachement cool.

Le set se poursuit sur quelques chansons, parmi lesquelles des vieux titres et des nouveautés à paraître sur le prochain album, dont la date de sortie est indéterminée. De son propre aveu, certains des morceaux joués ne sont pas définitifs, voire n'ont pas encore de titre : dans tous les cas, ils dépotent bien et sont sacrément prometteurs. Il annonce également qu'il est désormais maqué avec un tourneur dans le coin, ce qui signifie qu'il reviendra plus régulièrement, et avec son groupe. A suivre donc…

En attendant, il aura réussi la performance de me sortir de ma léthargie post-festival sur un peu moins d'une heure et demie, et c'est déjà quelque chose.
Je rentre chez moi content, surtout qu'il est encore assez tôt pour mater un Archer.
Et manger du pâté.

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